« Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre,
pollué la dernière goutte d’eau,
pêché le dernier poisson,
alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible »

(Proverbe amérindien)

Une alimentation à la fois durable pour l’environnement,
durable pour rester en bonne santé, et durable pour nourrir l’humanité…
est-ce possible ?

 


Sommaire

Quels liens entre notre alimentation et notre environnement ?
Beaucoup de ressources utilisées pour un rendement médiocre
Et des dégâts sur l’environnement…
Remplacer la viande par le poisson ?
Qu’est-ce que l’écologie de la nutrition ?
Et ma santé ?


 

« De manière surprenante, les voix qui se font le plus entendre aujourd’hui pour nous inviter à réduire notre consommation de viande n’invoquent plus notre santé… mais celle de notre planète ! »

 

« Du point de vue de la planète, le lait et tous ses dérivés n’ont pas que des qualités.
Et si on arrêtait de manger des yaourts à gogo sans se poser de question ?
Les produits laitiers ont beau avoir cultivé une image blanche et pure, ils ne sont pas des aliments parfaits et il est plus que temps de s’interroger sur notre surconsommation de lait. Parce que l’élevage industriel mène la vie dure aux vaches. Parce qu’il est aussi désastreux pour l’environnement. Et puis l’idée que le lait est l’aliment-santé par excellence est de plus en plus malmenée. »

 

Quels liens entre notre alimentation et notre environnement ?

L’élevage de bovins produit-il davantage de gaz à effet de serre que les véhicules automobiles ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réponse est « oui ».

Selon un rapport publié par la FAO, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2 (18 %), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Il est aussi une source principale de dégradation des terres et des eaux.

D’après Henning Steinfeld, Chef de la Sous-Division de l’information et des politiques en matière d’élevage de la FAO et un des auteurs du rapport, “l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui et il faudrait y remédier rapidement”.

Lire la suite sur : www.fao.org/newsroom/FR/news/2006/1000448/index.html

 

La crise environnementale que nous traversons est sans précédent.
Même si des initiatives se dessinent aujourd’hui pour freiner la catastrophe, le gouvernement français passe sous silence un élément majeur de notre responsabilité : la surconsommation de viande.
En effet la surconsommation de produits d’origine animale est largement responsable :

La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Celle de l’aquaculture est passée de 1 million de tonnes en 1950 à 52 millions de tonnes en 2006.
L’élevage industriel intensif gagne l’ensemble du monde. Considérés comme de simples protéines sur pattes, les animaux souffrent en intensité et en nombre comme jamais.
Rien n’est venu enrayer l’extension de ce modèle et la toute puissance des filières agroalimentaires qui le portent. Aujourd’hui, la famine et la crise environnementale s’aggravent et les responsables politiques français ne s’aventurent toujours pas sur ces questions : l’éthique passe après la viande ; la souffrance et l’environnement après les intérêts économiques.
C’est ainsi que ce système perdure contre toute logique et contre l’opinion publique en bénéficiant largement de l’argent des contribuables et de la complicité des pouvoirs publics.

Lire la suite sur : www.viande.info/sommet-copenhague-greve-viande

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Beaucoup de ressources utilisées pour un rendement médiocre

L’élevage utilise beaucoup de ressources :

  • en eau :

  • en surface terrestre :

et contribue à la déforestation : 70% de la forêt amazonienne a déjà été défrichée pour servir de pâturages ou de cultures pour nourrir les animaux.
Saviez-vous que la France importe 22% de la production brésilienne de tourteaux, uniquement pour nourrir ses animaux d’élevage !

  • en énergie

La production de protéines d’origine animale nécessite de 6 à 20 fois plus d’énergie fossile que les protéines issues du soja, dont une grande partie est liée à la production des engrais : 52% des engrais azotés en France sont utilisés pour satisfaire aux besoins de l’élevage.

Produire 1 kg de viande de bœuf nécessite 10 kg de protéines végétales :
ce qui signifie que si on avait consommé directement ces protéines, on aurait eu 10 fois plus de protéines !

Source : http://vegebon.wordpress.com/2010/02/08/pourquoi-devenir-vegetarien-raison-1-environnement/

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Et des dégâts sur l’environnement…

  • Rejets de gaz à effets de serre :

Selon le rapport 2006 de la FAO, l’élevage est responsable de 9% du CO2 (principalement par la déforestation), 37% du méthane (par la digestion des ruminants et la fermentation des lisiers) qui a un potentiel de réchauffement global 49 fois plus élevé que le CO2, 65% des émissions de monoxyde d’azote (par le fumier principalement) qui a un potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que le CO2.

Et les estimations actuelles sont bien plus importantes, car en 2006 la FAO n’avait pas pris en compte certains aspects, comme l’aquaculture, la respiration du bétail (qui représente maintenant 20% de la biomasse terrestre), la chaîne du froid…

Les rejets de gaz à effet de serre dûs à l’élevage sont maintenant estimés à la moitié des rejets humains mondiaux !

  • Rejets de nitrate et phosphate :

Ils proviennent majoritairement des engrais, qu’ils soient naturels (lisiers) ou synthétiques. Ils polluent les nappes phréatiques, en particulier en Bretagne, mais aussi l’air et les sols. Côté chiffres, la production de protéines issues de la viande cause une émission de phosphates 7 fois plus élevée que l’émission causée par des protéines issues de soja.

  • Rejets d’ammoniac :

En Europe, l’élevage (en particulier les déjections du bétail) cause 94% des émissions d’ammoniac, qui sont une des principales causes des pluies acides. D’autre part, les rejets acides (ammoniac, oxydes de soufre, oxydes d’azote) causent une acidification des sols et de l’eau. En Europe, en Amérique du Nord et en Asie, ces rejets dépassent ce que l’environnement est capable d’absorber, ce qui a un impact négatif sur la biodiversité et sur la qualité de l’eau. Ceci est surtout dû à l’élevage, puisque la production de protéines animales cause 7 fois plus de rejets acidifiants que la production de protéines de soja.

  • Rejets de pesticides :

Les pesticides appliqués aux cultures, les désinfectants et pesticides utilisés dans la ferme d’élevage et les désinfectants utilisés dans le traitement des aliments issus d’animaux…

A l’échelle mondiale, l’utilisation de biocides est 6 fois plus élevée pour la production de protéines d’origines animale que pour la production issue du soja (en comptant le traitement du soja pour en faire un aliment prêt à manger). Le problème des biocides est qu’ils n’agissent pas sur une cible précise, donc leur rejet met en danger les écosystèmes et la santé humaine. Dans le cas des antibiotiques, cela cause actuellement un problème de santé publique mais aussi un problème de santé vétérinaire.

Et les pesticides causent un réel problème de santé des agriculteurs, en plus d’être présents dans l’eau et dans nos aliments et d’être de moins en moins efficaces (les nuisibles deviennent forcément résistants au bout d’un moment).

Voici pourquoi la contribution de l’élevage aux problèmes environnementaux est si importante…
La FAO propose par exemple de donner leur vrai prix aux ressources naturelles et en arrêter de subventionner les pratiques agricoles néfastes pour l’environnement !

De nombreuses sources documentaires sur :
http://vegebon.wordpress.com/2010/02/08/pourquoi-devenir-vegetarien-raison-1-environnement/

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Remplacer la viande par le poisson ?

La consommation de poisson et de fruits de mer est en constante augmentation. A l’échelle mondiale, quatre fois plus de poissons sont capturés aujourd’hui qu’il y a 50 ans. 75% des réserves sauvages sont victimes de surpêche ou menacées par la surpêche.

En tête des espèces menacées, le cabillaud, qui est aussi la première espèce consommée au monde. Résultat : les quantités pêchées ont baissé de 70% en 30 ans. Et alors qu’un cabillaud peut vivre jusqu’à 40 ans… 90% des spécimens pêchés en mer du Nord en 2003 avaient moins de deux ans. Si rien ne change, l’extinction de l’espèce est prévisible à l’horizon 2020. Et la disparition du cabillaud n’est que le symptôme d’une situation bien plus globale : pour certaines espèces les plus répandues comme le marlin, le thon et l’espadon, les stocks mondiaux ont vraisemblablement diminué de 90% au cours des cinquante dernières années.

Sur la consommation annuelle en France, un tiers seulement est issu de la pêche fraîche, et près de la moitié provient de l’aquaculture (le reste est de la pêche congelée). Sur certaines espèces, le phénomène est encore plus marqué : 95% du saumon consommé aujourd’hui en France est issu de l’aquaculture. Mais celle-ci n’est pas forcément un bienfait environnemental, car sur le modèle industriel et productiviste de l’agriculture, utilisant comme elle de nombreux produits chimiques (antibiotiques et désinfectants, utilisés pour prévenir l’apparition de maladies, d’algues, de bactéries et de parasites), générant autant de problèmes environnementaux et sanitaires, et subissant en retour la pollution des eaux à laquelle elle contribue. Et pour ne rien arranger, l’aquaculture accélère aussi la chute des stocks de pleine mer, puisque pour produire 1 kg de poisson d’élevage, on estime généralement qu’il faut entre 3 et 7 kg de poisson sauvage produisant la farine qui est la base de l’alimentation en aquaculture intensive.

Source : http://www.mescoursespourlaplanete.com/Produits/Produits_de_la_mer__65/Poisson_7.html

 

Pour avoir des protéines de poisson, il faut 14 fois plus d’énergie fossile que pour avoir des protéines issues de soja.
Actuellement 1 kilo de poisson nécessite 3,4 L de carburant (pour faire avancer le chalutier).

Source : http://vegebon.wordpress.com/2010/02/08/pourquoi-devenir-vegetarien-raison-1-environnement/

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Qu’est-ce que l’écologie de la nutrition ?

« Comme le disait très bien Kant, une chose est morale quand elle est généralisable à l’ensemble de l’humanité. Notre agriculture industrielle n’est pas généralisable. S’il fallait simplement pour l’azote industriel apporter à l’ensemble des terres cultivées la quantité d’azote que mange la France, la totalité de la flotte mondiale ne suffirait pas transporter l’azote en question. C’est impossible. Ce n’est pas généralisable. Donc il faut changer d’agriculture. Car on se garde bien de dire aux Français qu’avec notre système alimentaire il faut un hectare de terre cultivée pour manger dans les pays riches. Tandis qu’il ne reste que 2600 m2 de terres cultivées par habitant. Alors ? Si nous consommons un hectare, c’est qu’il y a des êtres humains qui ne mangent pas. C’est une simple mathématique, mais elle est vraie… »

Claude Bourguignon

Lire l’interview de Claude Bourguignon

 

Le terme d’écologie de la nutrition a été inventé en 1986 par un groupe de nutritionnistes de l’université de Giessen, en Allemagne. Il s’agit d’une science interdisciplinaire qui étudie les conséquences globales de nos modes alimentaires et par incidence leur viabilité à plus ou moins long terme.

En effet, notre façon de nous nourrir impacte directement non seulement notre santé, mais également l’environnement, et a des répercussions sociales et économiques considérables.

L’écologie de la nutrition étudie l’ensemble de ces interactions dans une perspective systémique, c’est-à-dire en prenant en compte toutes les étapes du système alimentaire : production, récolte, conservation, stockage, transport, transformation, conditionnement, commercialisation, distribution, préparation, composition et consommation des aliments, ou encore élimination des déchets.

L’écologie de la nutrition a pour but une alimentation « durable » et la sécurité alimentaire mondiale. Pour atteindre ce but, il est nécessaire que les professionnels de la nutrition informent le public sur les principes de l’écologie de la nutrition. Des consommateurs informés et sensibilisés seront en effet davantage en mesure de peser les conséquences de leurs choix alimentaires et d’adopter ainsi des comportements responsables.

De nos jours, le « développement durable » est défini comme un développement assurant la satisfaction des besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures.

Du point de vue de la nutrition, le « développement durable » passe nécessairement par une répartition équitable des réserves alimentaires mondiales à travers des habitudes alimentaires écologiques et bonnes pour la santé. Sept critères apparaissent déterminants :

  • L’alimentation devrait être principalement d’origine végétale
  • L’alimentation devrait provenir d’une agriculture biologique
  • L’alimentation devrait être produite localement et en respectant le cycle des saisons
  • Les aliments devraient être les moins transformés possible
  • Les aliments devraient être emballés et/ou conditionnés écologiquement
  • Le commerce des denrées alimentaires devrait être équitable
  • Les aliments devraient être savoureux

Lire la suite sur : www.alimentation-responsable.com/ecologie-de-la-nutrition

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Et ma santé ?

En augmentant notre consommation de légumineuses, de noix et de soja, on ajoute des phytoprotecteurs, des antioxydants, des fibres à notre alimentation tout en réduisant par le fait même notre apport en gras saturé et en cholestérol.

Substituer des repas de viandes par davantage de végétaux permet ainsi des réduire nos risques de cancers, maladies cardiaques, obésité, hypertension artérielle, diabète, maladies rénales, etc.

Même le guide alimentaire canadien, en ayant mis les légumineuses en premier plan dans la section viande et substitut, donne un message d’encouragement à manger plus souvent les alternatives végétales de la viande.

Même si on adoptait un régime végétarien toute la semaine, les experts en nutrition d’Amérique du nord l’approuveraient unanimement. Voici leur position officielle sur le végétarisme :

« Les régimes végétariens planifiés de façon appropriée sont sains, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques dans la prévention et le traitement de certaines maladies. »

Les Diététistes du Canada et l’American Dietetic Association

Source : www.lundisansviande.net/pourquoi-sans-viande/pour-la-sante

 

Si préserver notre planète fait partie de vos priorités, un repas végétarien (ou même entièrement végétal) une ou plusieurs fois par semaine est donc une très bonne initiative !

Il existe une multitude de blogs pour vous donner des idées :

http://vg-zone.net/2009/06/07/tofu-basquaise
http://vegebon.wordpress.com/2011/02/27/tiramisu-vegan
www.saveursdurables.fr/8-octobre-2011
http://mamapasta.over-blog.com/article-paupiette-vegetale–42150021.html

 

Et si vous souhaitez être accompagné(e) dans cette démarche de changement, vers une alimentation plus cohérente avec votre éthique personnelle, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec une diététicienne nutritionniste qui connaît bien ce sujet !

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