De combien de vitamine D avons-nous besoin selon les autorités sanitaires ?

Dans la plupart des pays francophones, les recommandations pour la vitamine D sont trop basses pour favoriser la santé.

En France l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a divisé par deux, dans ses recommandations de 2000, les niveaux d’apports déjà faibles de 1992. Elle estime ainsi que les adultes français de moins de 65 ans, pour rester en bonne santé, n’ont besoin que de 200 UI/jour, au lieu de 400. Les personnes de plus de 65 ans auraient besoin de 400 à 600 UI.

 

Comment nous procurons-nous « notre » vitamine D ?

Plus de 90% des besoins en vitamine D sont issus de l’exposition habituelle au soleil : la plupart des cellules du corps synthétisent du cholestérol. C’est un processus long, avec de nombreux intermédiaires. Le dernier de ces intermédiaires est le 7-déhydrocholestérol, précurseur immédiat du cholestérol.
Un peu de ce déhydrocholestérol ou provitamine D3 (5 à 10%), lorsqu’il est exposé au rayons ultraviolets B, est transformé dans une région profonde de la peau en prévitamine D3.
La prévitamine D3 est convertie en vitamine D3.

On reçoit aussi un peu de vitamine D de l’alimentation. Mais très peu d’aliments en renferment.

 

Fabrique-t-on de la vitamine D en hiver ?

Non, ou très peu à nos latitudes. La vitamine D n’est synthétisée que dans les conditions où la longueur d’onde du rayonnement solaire est inférieure à 313 nanomètres (1 nm = 10-9 mètre). Or la longueur d’onde la plus faible reçue sur notre planète est d’environ 290 nm, ce qui montre que la « fenêtre » efficace pour la production de vitamine D est étroite. L’intensité du rayonnement solaire décline au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur, et lorsque l’angle zénithal du soleil diminue comme c’est le cas à partir de l’automne et jusqu’au printemps. la France ne reçoit pas de rayonnement inférieur à 313 nm entre novembre et février : nous produisons très peu de vitamine D dans cet intervalle. A la latitude de Paris, par exemple, très peu de vitamine D est fabriquée entre la mi-octobre et la mi-avril.

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En avril 2012, l’institut de veille sanitaire avait publié une étude qui montrait que plus de 80% des Français souffrent d’un déficit en vitamine D. En savoir plus…

 

Reinhold Vieth : « Refuser de relever les apports conseillés en vitamine D, c’est de la malhonnêteté intellectuelle. » En savoir plus…

 

Déjà en 2010, 40 scientifiques internationaux lançaient un appel pour sensibiliser les médecins à l’importance de cette vitamine, dans la prévention de l’ostéoporose, des maladies cardiaques et du cancer. En savoir plus…