Depuis 2002, l’OMS recommande de ne pas consommer plus de 50 grammes de sucre par jour, l’équivalent de 10% de l’apport énergétique total quotidien.

Elle prévoit de revoir ce pourcentage à la baisse, le réduisant à 5% l’apport énergétique total quotidien, soit environ 25 grammes de sucre par jour pour une personne adulte ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) dit « normal ».

Dans les pays industrialisés, la consommation journalière de sucre est très importante : en France, la consommation moyenne de sucre (= sucres ajoutés et sucres naturellement présents) est de 95 à 100 grammes par jour.

Et la plupart des sucres consommés sont dissimulés dans les aliments transformés tels que les plats préparés, les produits laitiers, les gâteaux, etc. Résultat : nous consommons beaucoup de sucre sans même nous en rendre compte.

www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=sucre-dans-le-collimateur-de-l-OMS

 

Pour les enfants, ce serait seulement 3 cuillères à café (soit 12 grammes) de sucre par jour, a expliqué le docteur Francesco Branca, le directeur du département nutrition pour la santé et le développement de l’OMS.

Les limites proposées pour les apports en sucres s’appliquent aux monosaccharides (tels que le glucose et le fructose) et aux disaccharides (saccharose ou sucre de table), qui sont ajoutés aux aliments par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur. Elles comprennent aussi les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les concentrés de fruits, mais pas dans les fruits entiers.

Les experts de l’OMS ont trouvé une association entre une consommation élevée de sucres et des problèmes de santé comme le surpoids et la carie dentaire. Une étude publiée le mois dernier par les Centres de contrôle et de prévention de la maladie des États-Unis estimait qu’une trop grande consommation de sucres augmente le risque de maladies cardiaques fatales.

www.lanutrition.fr/les-news/loms-nous-demande-de-consommer-moins-sucre.html

 

Et que font les pouvoirs publiques en France ?

Depuis le 29 octobre 2013, l’Education Nationale a signé un accord de coopération avec un organisme de l’industrie du sucre (le CEDUS). Cet accord permet notamment à l’industrie du sucre de:

  1. Diffuser officiellement ses informations aux jeunes, familles et professeurs
  2. Apprendre aux jeunes l’éducation nutritionnelle et la prévention de l’obésité
  3. Développer et la valoriser les pratiques culinaires (certainement celles où le sucre est mis en avant)
  4. Fournir les ressources pédagogiques à destination des élèves

Cet accord a été signé pour une durée de 5 ans. Cela veut dire que pour au moins  les 5 prochaines années, l’industrie du sucre va apprendre aux élèves français ce qu’il faut manger et comment, ce qui est « bon » et ce qui est « mauvais ». Ceci est très intéressant pour les industriels car cela ils ont désormais un accès privilégié aux 12 millions d’élèves (futurs consommateurs), avec la bénédiction du gouvernement Français.

Exemple : selon cette fiche destinée aux collégiens et leurs professeurs, il n’y a aucun lien entre le diabète de type 2 (maladie liée à la surconsommation de sucre) et la consommation de sucre. Pourtant, la science est claire sur le sujet : le sucre provoque une augmentation directe ou indirecte (là est le débat) du risque de développer le diabète de type 2. C’est pour cela que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande la réduction de la consommation de sucre comme l’un des moyen de réduire le risque de développer un diabète de type 2. Et le diabète de type 2 est une des maladies qui menace le plus les jeunes générations.

http://toussurlamemeplanete.overblog.com/2014/02/propagande-d%C3%A8s-le-plus-jeune-%C3%A2ge-7.html

 

Sur son site, le Dr Dupagne vous propose un petit jeu de décryptage d’une vidéo de 6 minutes, montrant que les manipulations sont très subtiles et qu’il n’est pas si évident de les identifier : www.atoute.org/n/Le-CEDUS-le-sucre-et-les-enfants.html