Selon une enquête menée en 2007 par les Amis de la Terre … 61% des chips, 54% des pâtes à tarte, 49% des pâtes à tartiner, 47% des viennoiseries ou encore 41% des biscuits apéritifs contiennent de l’huile de palme.

… de nombreux produits (comme la célèbre pâte à tartiner Nutella) portent la simple mention « matière végétale » sans dire explicitement qu’il s’agit d’huile de palme et sans donner le pourcentage dans le produit.

 

Présente à notre insu dans de nombreux produits alimentaires, l’huile de palme a des impacts tout aussi cachés sur la biodiversité et les populations des pays du Sud qui la produisent…

Matière première capitale de l’industrie agroalimentaire occidentale, l’huile de palme représente un tiers de l’huile végétale produite dans le monde et est présente dans un produit de grande consommation  sur dix vendus en Europe  : biscuits, huile de friture, sauces, mayonnaise, chips, chocolat et barres chocolatées, etc.

Pourtant, sa culture a des conséquences importantes dans les pays du sud d’où elle provient : déboisement intensif, destruction des habitats d’espèces animales déjà menacées, impact social sur les populations locales, etc. C’est donc un bon point de départ pour mieux comprendre comment nous pouvons être plus vigilants sur l’éthique qui se cache derrière les étiquettes…

 

  • Les deux principaux producteurs d’huile de palme sont la Malaisie et l’Indonésie, qui représentent plus de 80% du marché mondial. Alors que la Malaisie a d’ores et déjà converti la plupart de ses forêts en plantations, l’Indonésie fait tout pour rattraper et dépasser sa rivale, aux dépens de ses forêts tropicales, uniques au monde. Des forêts entières sont ainsi déboisées pour y installer des plantations, et la surface dévolue aux palmiers à huile en Indonésie a sextuplé depuis 1985, une progression qui ne semble pas près de ralentir. D’autres pays tropicaux, comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Bornéo ou la Colombie, entendent profiter du boom de l’huile de palme et aménagent de nouvelles plantations. En 2007, environ 1,3 million d’hectares de forêt seront rasés à Bornéo (soit six terrains de foot par minute) pour étendre la surface cultivée en palmiers à huile. Tout en reconnaissant qu’il est légitime, pour ces pays, de vouloir s’ouvrir à de nouvelles sources de revenus, les ONG environnementales dénoncent ces pratiques et le risque que les forêts en paient le prix.
  • La déforestation massive menée pour laisser la place à des palmeraies a pour corollaire la menace d’extinction des orangs-outans qui vivent dans les forêts des principaux pays producteurs (Malaisie, Indonésie, Bornéo et Sumatra), détruites à plus de 90% depuis le 19ième siècle. Quelque 5000 orangs-outans sont chaque année victimes de l’exploitation des palmiers à huile, et si rien n’est fait, les ONG estiment que les orangs-outans auront disparu en 2020.
  • A cela s’ajoutent des conflits avec les populations autochtones qui sont expulsées de leurs terres (en Indonésie notamment), des conditions de travail peu respectueuses des droits de l’Homme dans les plantations, l’utilisation intensive de produits chimiques (dont le tristement célèbre Paraquat, interdit dans nos pays) et dans certains cas, des pratiques de corruption visant à faciliter l’extension des plantations…

 

Pour lire l’article en intégralité :
www.mescoursespourlaplanete.com/Produits/Huile_de_Palme_13/Huile_de_palme_16.html

 

 

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