La cuisson d’aliments au-delà de 120°C peut entraîner la formation de molécules dont l’effet sur la santé humaine est mal connu : www.i-dietetique.com/?action=articles&id=1001

 

« Le 15 juin 2009, l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) acheva son enquête annuelle de surveillance de la présence d’acrylamide. Quelques semaines plus tard, l’intégralité de son rapport fut mise en ligne. Vingt-six pages condensées qui, en plus de la méthodologie et d’une belle accumulation de chiffres, regorgent d’informations étonnantes. » (page 340)

« il existe une différence considérable de taux d’acrylamide μg/kg entre les chips industrielles et d’autres confectionnées à domicile. Dans la première, on détecte 628 μg/kg alors que la seconde dépasse tout juste les 300 μg/kg. (…)

… revenons à la question principale pour déterminer si, depuis la mise en place de mesures volontaires par l’industrie agroalimentaire, il existence une « tendance à la baisse ».
Pour étayer cette conclusion, l’EFSA prend l’exemple des chips dont le taux, d’une année à l’autre, a effectivement décru… mais de peu. Il est passé de 678 μg/kg à 628 μg/kg. Et encore s’agit-il d’une moyenne puisque les chips anglaises dépassaient les 1 200 μg/kg quand les italiennes atteignent seulement 200 μg/kg. Rien de vraiment significatif donc. » (pages 241-242)

« Pire, les autres produits sont en… augmentation, malgré les mesures prises par l’industrie.
Ainsi, les biscuits qui se trouvaient en moyenne à 243 μg/kg sont aujourd’hui à 317 μg/kg. Idem pour les céréales du petit déjeuner, passées de 116 μg/kg à 156 μg/kg.
Un constat identique pour les frites, dont le taux moyen a fait un bon de 284 μg/kg à 350 μg/kg. » (page 242)

« Le rapport contient en outre une ultime pépite. Dans ses premières pages, il liste les contributions pays par pays à son enquête de surveillance de taux d’acrylamide. Première chose effarante : la disparité dans la collecte des échantillons. Alors que l’Allemagne – où depuis longtemps les questions environnementales et alimentaires sont une priorité – a fourni 2 048 échantillons, l’Espagne s’est satisfaite de 25. Une disparité qui rend la réalisation d’une statistique globale bien compliquée et difficilement fiable. Comment comparer le taux d’acrylamide des chips belges à celui de la Norvège alors que ce pays a fourni 28 échantillons du produit quand Bruxelles s’en contentait de 4 ?
Enfin, un autre détail a attiré mon attention dans cette liste de 22 pays.
Ou devrais-je plutôt dire une absence.
Impossible d’y trouver la France. » (pages 243-244)

 

Extraits du livre « Toxic food : Enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe » de William Reymond paru en 2009.