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Christophe André :

« Le problème des imperfections, s’accepter imparfait, incomplet, ne sachant pas certaines choses, c’est que ça déclenche de la peur chez nous : on a peur d’être mal jugé par les autres, on a peur d’être rejeté… alors cette peur peut nous pousser à nous recroqueviller, à ne prendre aucun risque pour qu’on ne voit pas nos imperfections… ou au contraire peut nous pousser à une sorte de réaction d’orgueil, c’est-à-dire à vouloir absolument ne plus être imparfait, par exemple en apprenant par cœur des tonnes de livres, ou encore en faisant beaucoup de musculation, de la chirurgie esthétique pour nier les changements de son corps.

L’acceptation tranquille et bienveillante envers nous-même, du fait que nous sommes imparfaits, et sans que ce soit un renoncement à l’action… parce qu’évidemment prendre de la distance, s’accepter, ça ne veut pas dire subir et ne rien faire pour changer, je peux changer tranquillement si ça me paraît important, mais le faire sereinement, amicalement, sans inquiétude et sans colère. »

 

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Apprentissage imperfection

« Le perfectionnisme posait déjà problème il y a trois mille ans ; mais en ce temps-là les choses changeaient moins vite et on pouvait survivre, voire s’épanouir quand on en était atteint. De nos jours – et un peu plus chaque jour -, il devient vital de passer du perfectionnisme à l’optimalisme. La rigidité mentale ne convient pas à la fluidité moderne – c’est pourquoi l’incidence de la dépression, de l’angoisse et du suicide dans la population jeune est de plus en plus élevée… »
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